Vous pouvez améliorer votre chance de grossesse en intervenant sur divers points de votre mode de vie. Il est indispensable en plus du traitement médical d’adopter un mode de vie le plus sain possible. 

Ce qui est bon pour votre corps est également bon pour vos gamètes !

Arrêter la « malbouffe », améliorer son régime alimentaire, essayer de manger sainement à partir de produits frais et peu transformés.

De surcroît, faire un régime, éviter l’excès de poids, arrêter de boire de l’alcool ou de fumer est beaucoup plus facile si le conjoint adopte les mêmes règles d’hygiène de vie.

Stopper la consommation de toxiques tel que le tabac, le cannabis et autres stupéfiants.

Certains médicaments peuvent être toxiques pour la qualité du sperme. N’oubliez pas de préciser les traitements que vous prenez auprès de votre gynécologue.

Plusieurs études ont montré que la fécondité du sperme diminue lorsque l’abstinence dépasse 2 jours. La durée optimale d’abstinence avant une PMA est de 12 à 24h.

Les testicules sont programmés pour fonctionner à 35°C. Les soumettre à des températures excessives diminue la qualité su sperme.

Une forte fièvre peut provoquer une baisse forte et prolongée (2-3 mois) de la production de spermatozoïdes.

Certaines professions exposent aux excès de température, notamment chez les cuisiniers, boulangers, métallurgistes, routiers.

Dans la vie quotidienne, il faut éviter les bains chauds, les vêtements trop serrés (pantalons, slips, boxers), ne pas poser son ordinateur portable sur ses genoux pour travailler.

Chez les hommes dont le sperme est normal, certains produits paraissent augmenter les chances de grossesse. Il s’agit principalement de substances anti-oxydantes qui pourraient avoir un effet favorable sur la qualité des spermatozoïdes.

Comme pour la femme, ces gains sont modestes, et parfois incertains.

La nature est très tolérante, et on peut avoir des ovulations normales en étant très mince, ou au contraire plutôt en surpoids. Si l’on dépasse trop ces limites, des conséquences négatives sur la fertilité risquent d’apparaître. A l’inverse, il suffit parfois de perdre (ou de gagner) quelques kilos pour retrouver une fécondité normale, même en restant loin du poids idéal.

L’intervalle de tolérance se mesure par l’indice de masse corporelle (IMC). L’IMC se calcule par une formule simple = poids/(taille en mètre)2 . Sa valeur normale est comprise entre 19 et 24.

L’excès de poids a des conséquences prouvées scientifiquement sur la fécondité, même si l’on peut rencontrer des personnes obèses qui ont beaucoup d’enfants. Le risque de ne pas concevoir après un an d’attente est augmenté de 30% en cas de surpoids et de 80% en cas d’obésité.

Le lien avec l’infertilité est une certaine résistance des ovaires au traitement de stimulation, de moins bons résultats en FIV (-30%), un risque de fausse-couche plus élevé (+33%), et des complications de grossesse plus fréquentes (diabète – hypertension – prématurité – césarienne). Pour l’enfant à naître, l’obésité fait courir un risque supplémentaire de malformation fœtale, et d’obésité.

La trop grande maigreur est également un handicap. Pour fonctionner normalement, les ovaires ont besoin d’un certain rapport entre la masse de muscles et la masse de graisse.

Les conséquences sur la fertilité sont presque les mêmes que l’excès de poids: des troubles importants de l’ovulation, une résistance au traitement de simulation ovarienne, et de moins bons résultats en FIV.

Les sportives de haut niveau, surtout celles qui pratiquent des sports d’endurance, ont les mêmes problèmes, en raison d’un rapport trop élevé masse musculaire – graisse.

Le régime alimentaire est important. Il faut privilégier les produits frais et équilibrés, ainsi que consommer modérément les plats transformés issus de l’industrie agro-alimentaire.

Une connaissance minimale de la physiologie du cycle féminin est importante. 

Il existe certains moyens pour déterminer le jour de l’ovulation : courbe de température, test urinaire d’ovulation, modification de la glaire cervicale…

En moyenne, les femmes ovulent 14 jours avant leurs règles.

Il faut savoir que l’ovule a une durée de vie de quelques heures, contrairement aux spermatozoïdes qui peuvent vivre 5 jours maximum dans les voies génitales féminines. Il est donc préférable d’avoir un rapport avant l’ovulation plutôt qu’après.

Complément indispensable des régimes amaigrissants, il est également une activité bénéfique prouvée sur le fonctionnement ovarien.

Les micro-traumatismes répétés sur les testicules (VTT, cheval) seraient également dommageables.

De nombreux produits peuvent interférer avec la fertilité, mais certains sont particulièrement concernés par la fréquence de leur utilisation et par leur nocivité.

Il est important d’éliminer les toxiques.

Le tabagisme

Les conséquences négatives du tabagisme sur la fécondité sont absolument certaines, en fécondité naturelle comme en Aide Médicale à la Procréation. En FIV, les fumeuses perdent 15 % de chances de grossesse.

La tabagisme provoque une baisse de la réserve ovarienne en ovocytes, une réduction du taux d’implantation des embryons, et des complications parfois sérieuses pour l’enfant (petit poids de naissance, accouchement prématuré, problèmes pulmonaires etc.)

Tous ces risques augmentent avec l’importance et la durée de la consommation.

Le tabagisme passif pourrait également être néfaste.

La consommation de Cannabis a des effets néfastes sur la fertilité.

L’alcool

La consommation d’alcool a des conséquences sur la fertilité, mais une consommation modérée est toute fois possible.

Pendant la grossesse, l’alcool est susceptible de provoquer des malformations graves et il est très toxique pour le système nerveux du fœtus. Sa consommation est donc formellement déconseillée dès le transfert d’embryon.

La caféine ou la théine

La consommation régulière de caféine et/ou de théine diminue les taux de grossesse en FIV, avec un effet dose-dépendante en diminuant le nombre d’ovocytes et le taux de fécondation. Il est recommandé de limiter la consommation quotidienne à 2 tasses par jour de café ou de thé, et d’éviter les sodas caféinés ou boissons énergisantes.

Les toxiques environnementaux

Les produits concernés sont principalement des perturbateurs endocriniens, c’est-à-dire des substances capables de mimer l’action de certaines hormones.

En règle générale, il parait prudent d’éviter le contact avec les pesticides, les herbicides, certains plastiques alimentaires, les solvants …

Il peut avoir un effet sur les cycles naturels, par le biais d’une dégradation ou d’un arrêt des ovulations. Ceci se manifeste généralement par un arrêt transitoire des règles ou des cycles très longs.

Le stress n’est pas la cause de l’infertilité, mais démarrer son parcours AMP dans un état d’esprit positif vous aidera à mieux vivre la procédure.

Il n’est pas rare de voir le spermogramme s’améliorer spontanément d’une fois sur l’autre. Les résultats de cet examen sont en effet très variables. Seule la persistance d’une anomalie à plusieurs reprises confirme la baisse de fertilité liée au sperme.

Peut-on améliorer la qualité du sperme ?
Oui, mais Malheureusement pas chez tous les hommes et rarement de façon spectaculaire.

Seuls quelques traitements ont fait la preuve indiscutable de leur efficacité :

  •  Les antibiotiques dans les infections du sperme (infection qui est recherchée dans le bilan initial et au cours de la prise en charge en AMP).
  • La FSH dans les déficits hormonaux, qui sont rares chez l’homme.

Par des mesures simples, il est toutefois possible de supprimer les facteurs toxiques pour la qualité du sperme : tabac, alcool, cannabis, toxiques professionnels… De même il est reconnu qu’un mode de vie sain améliore la fertilité des hommes.

Ces mesures sont valables même si le sperme est normal.

Il est également recommandé de ne pas garder son téléphone portable dans sa poche de pantalon, l’effet des émissions des ondes électromagnétiques étant possiblement nocif sur la qualité du sperme.